Mardi 27 octobre 2009

Par Vincent Jégou - Voir les commentaires

La fédération des métiers de la Terre de l’UMP des Côtes d’Armor se félicite vivement du discours fleuve prononcé par Nicolas Sarkozy ce jour dans le Jura. En rappelant l’importance de notre agriculture du point de vue stratégique, l’attachement de la France et des français à leur terre, le Président de la République a mis un point d’honneur à soutenir, sans reculer d’un pouce, l’agriculture française et ce dans les plus brefs délais. L’agriculture étant dans les Côtes d’Armor un secteur majeur et vital, la fédération des Métiers de la Terre UMP 22 se réjouit du plan global annoncé ce jour. Ce plan agit sur le court terme (650 millions d’€ destinés à aider les agriculteurs d’ici la fin 2009), sur le moyen terme (1 milliard d’€ de prêts bonifiés afin de soutenir l’investissement) mais aussi sur le long terme. Sur ce dernier point, à l’échelon européen, le Président Sarkozy a rappelé avec force la nécessaire régulation des marchés, la mise en œuvre rapide de solutions par la Commission européenne mais aussi la cohérence des règles qui entourent les produits alimentaires (taxe carbone aux frontières, cohérence du coût des salariés saisonniers). Enfin à l’échelon des filières, nous félicitons la détermination du Président à étudier un meilleur partage de la valeur ajoutée du producteur à la grande distribution. En bref, un discours fleuve, déterminé pour un domaine stratégique.

Communiqué de presse de la Fédération des métiers de la Terre UMP 22

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Samedi 24 octobre 2009

Par Vincent Jégou - Voir les commentaires

Producteur laitier et Premier adjoint , Gilles Callarec et son épouse élevent une cinquantaine de vaches laitières et leur suite à Trémel.

Témoignage de Gilles Callarec, élu local et agricole, sur le contexte de la baie de St Michel en Grève.


Fédération :  En quelques semaines et notamment depuis la venue de François Fillon, le bassin versant de la Lieue de Grève a été sous les lumières des projecteurs, que cela vous inspire-t-il  

 

"Il faut bien reconnaître qu'on se serait bien passé d'être sous la lumière des projecteurs l'été dernier lors de la visite de la délégation ministérielle en baie de Saint Michel en Grève. Mais le bal était ouvert depuis l'accident survenu fin juillet, on ne peut qu'apprécier la démarche car c'est bien là le signe d'une prise de conscience de l'Etat dans un secteur fragile écologiquement parlant."

 

Fédération :  En tant qu’agriculteur et élu local , qu’est ce qui explique la spécificité de votre territoire agricole ?

 

"Même si on a pu être choqué de la façon dont le sujet a pu être traité dans les différents médias locaux, régionaux et malheureusement internationaux, il faut bien reconnaître que l'agriculture telle qu'elle se produit dans notre secteur peut avoir des effets pervers. Tous les spécialistes du domaine nous l'ont dit et redit. Engagé avec la profession depuis 1997 dans la réflexion, il faut bien admettre que notre situation géologique ne peut se permettre la même agriculture que dans d'autres secteurs. Et pour l'agriculteur que je suis, c'est bien frustrant : pourquoi n'ai je pas le même potentiel de culture ou d'élevage que mon collègue qui est à 20 ou 30 km ? Sans doute la faute à la Nature qui ne peut dans certains secteurs épurer comme elle le fait ailleurs ! Dans ce contexte avec 25 à 30 mg de nitrate/L, une majorité d'élevage bovin, et environ 45% de pâture dans la surface du BV, il nous a fallu réfléchir à d'autres pistes."

 

Fédération : Comment voyez vous la suite pour l’agriculture sur le secteur, quelles pistes sont mises en avant ? qu’attendez vous de l’Etat et du gouvernement ?

 

"Les scientifiques nous ont préconisé qu'il fallait aller encore plus loin, voire même de développer le système herbager. Oui, mais la PAC nous a bien incité vers autre chose jusque là, force est de le constater!  Et il n'y  a pas de raisons qu'un agriculteur dans une zone aussi sensible que la nôtre doive faire des efforts environnementaux supplémentaires sans contre partie. C'est là que nous attendons fortement de l'Etat et même de l'Europe : qu'ils nous aident vers une reconversion de nos moyens de productions vers des systèmes plus audacieux. Quant à la réduction des effectifs, je suis très réservé quant aux commentaires de certains car si nous devons passer vers plus de système herbager (plus de surfaces en herbe au détriment des cultures annuelles comme le maïs), il nous faudra bien quelques ruminants pour les consommer! Notre secteur géographique n'est probablement pas un secteur céréalier comme d'autres régions, aidons nous à y adapter l'élevage. Dans cette période de conjoncture très délicate pour la profession, il faut des moyens à la hauteur des ambitions pour que l'économie agricole puisse s'adapter aux enjeux, et la venue du Premier Ministre François FILLON en août dernier est, pour moi, gage de confiance pour relever ce défi. "


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Jeudi 22 octobre 2009

Par Vincent Jégou - Voir les commentaires
L’agriculture traverse une crise d’une rare violence qui touche toutes les filières.

Au-delà des mesures d’urgence qui ont d’ores déjà été prises en faveur de certains secteurs, afin de soulager les trésoreries et permettre aux agriculteurs de passer un cap difficile, c’est une réponse globale dont a besoin notre agriculture pour lui permettre de sortir de cette impasse.

Le Mouvement Populaire souhaite que soit réalisé un effort exceptionnel complémentaire en faveur d’un pan essentiel de notre économie. C’est aujourd’hui la réponse indispensable qui apportera les garanties nécessaires pour préserver nos productions et sauvegarder nos savoir-faire.

L’UMP fait confiance au Premier Ministre et à Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche pour défendre l’agriculture française.


Dominique PAILLE


Voir la vidéo,cliquez sur le lien ci dessous
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Jeudi 22 octobre 2009

Par Vincent Jégou - Voir les commentaires
Un plan d'urgence "massif" pour l'agriculture sera annoncé "dans quelques jours" par le président Nicolas Sarkozy, a indiqué jeudi le Premier ministre François Fillon en marge d'une visite à Sarrebourg (Moselle). "On va vous proposer dans quelques jours un plan d'urgence", qui "sera un plan massif", a-t-il dit à des représentants du monde agricole qui lui présentaient leurs doléances face à la crise qui frappe leur secteur. "Ce sera un plan à la fois qui permettra d'aider ceux qui sont en difficulté en prenant en charge les cotisations, en prenant en charge les intérêts d'emprunt", a poursuivi M. Fillon. "Ce sera aussi un plan tourné vers l'avenir, un plan qui montre que le gouvernement croit en sa filière agricole avec des dispositifs qui permettront d'aider à sa modernisation", a-t-il dit, promettant que ce ne seront pas "des rustines pour simplement passer des moments difficiles". "C'est un plan, au fond, qui sera aussi important, aussi stratégique que celui qu'on vient de décider pour les petites et moyennes entreprises avec un certain nombre de mesures qui en seront proches", a argué le chef du gouvernement. Nicolas Sarkozy avait détaillé le 5 octobre un plan de 2 milliards d'euros à destination des PME, visant notamment à consolider leurs fonds propres. "Le président de la République l'annoncera dans quelques jours et vous verrez que sur beaucoup de sujets, vos préoccupations seront prises en compte", a affirmé M. Fillon aux agriculteurs. Comme ces derniers évoquaient le plan bancaire (automne 2008, avec une première tranche de 10,5 mds d'euros, ndlr), il s'est exclamé: "ne prenez pas comme exemple le plan de soutien aux banques, je vous en supplie !". "Si vous voulez qu'on fasse un plan de soutien comme on a fait aux banques, on va vous prêter quelques milliards à 8%, vous nous les rembourserez au bout de six mois et on aura gagné 500 millions", a-t-il poursuivi en riant. "L'agriculture à d'autres contraintes, d'autres difficultés", a-t-il fait valoir. "Tout l'argent qu'on mettra dans ce plan de soutien, c'est de l'argent qu'on empruntera, il faut que chacun le sache", a cependant glissé M. Fillon. M. Fillon est à Sarrebourg pour l'inauguration d'une bibliothèque Pierre Messmer, ancien Premier ministre mort en 2007. Depuis plusieurs mois, les producteurs laitiers français, suivis par leurs collègues de nombreux pays de l'UE, se disent étranglés par la chute des prix du lait à la production, parfois de plus de 50% par rapport à un pic en 2007-2008. Lundi, la commission européenne a annoncé la création d'un "fonds laitier" de 280 millions d'euros pour aider ce secteur, en réponse à la demande d'un groupe de 21 pays, emmenés par la France et l'Allemagne, qui milite pour que le secteur laitier, en cours de libéralisation avec la fin programmée des quotas (plafonds) de production, ne soit pas livré à la seule loi du marché. Outre le lait, d'autres filières sont en crise, comme celle des fruits et légumes et plus récemment celle du porc, et réclament au gouvernement des aides. Le Premier ministre "mesure la gravité de la situation" dans laquelle se trouve la profession, s'est félicité dans l'après-midi le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, venu à Matignon rencontrer M. Fillon. "Les arbitrages vont se faire dans les deux ou trois prochains jours", a-t-il assuré, plaidant pour un allègement des charges et un soutien à la trésorerie des exploitations.

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Mardi 13 octobre 2009

Par Vincent Jégou - Voir les commentaires

Mariann Fischer Boel, membre de la Commission responsable de l'agriculture et du développement rural, a annoncé aujourd'hui [le 5 octobre] aux ministres de l'agriculture qu'un groupe d'experts à haut niveau se mettrait en place la semaine prochaine pour étudier les arrangements envisageables à moyen et long termes dans le secteur laitier étant donné l'expiration des quotas laitiers au 1 er avril 2015. À l'occasion d'un déjeuner de travail, la commissaire a expliqué aux ministres que le groupe d'experts sur le lait allait étudier l'opportunité de mettre en place de nouveaux arrangements susceptibles d'améliorer encore la stabilité du marché et des revenus des producteurs, de réduire la volatilité des prix et de renforcer la transparence du marché. M me Fischer Boel a également informé les ministres de la dernière série de propositions à laquelle travaille la Commission pour soutenir le marché laitier et a fait le point sur la situation de ce dernier, constatant une remontée des prix des produits laitiers.

M me Fischer Boel a déclaré à ce propos: «Je note avec satisfaction que les mesures que nous avons déjà prises semblent avoir un réel impact positif sur les prix des produits laitiers. Mais nous devons aussi voir plus loin. C'est pourquoi j'ai proposé le mois dernier la création d'un groupe à haut niveau pour envisager l'avenir à long terme. Ce groupe entamera ses travaux le 13 octobre et les experts auront ainsi l'occasion d'examiner toutes les questions qui vont se poser au secteur laitier à l'avenir. Nous devons nous efforcer de réduire la volatilité du marché, de renforcer la transparence et de réfléchir à la manière dont les agriculteurs pourraient améliorer leur organisation. Dans l'intervalle, nous poursuivons nos travaux pour tenter de résoudre les problèmes à court terme auxquels sont confrontés les producteurs de lait européens. Dans les prochains jours, nous autoriserons les États membres à leur verser des aides nationales pouvant atteindre 15 000 €, et j'espère que dans deux semaines le Conseil approuvera officiellement notre proposition d'extension du système de filet de sécurité.»

Groupe à haut niveau

Le groupe à haut niveau sur le lait sera présidé par M. Jean-Luc Demarty, directeur général de la direction générale de l'agriculture et du développement rural de la Commission, et sera composé de représentants des États membres. La Commission a l'intention de demander à des experts et aux différentes parties prenantes d'assister le groupe à haut niveau dans ses travaux, selon qu'il conviendra. Le groupe se réunira en règle générale une fois par mois et remettra un rapport régulièrement. Il est chargé d'examiner les questions suivantes, dont la liste n'est pas nécessairement exhaustive:

  • Relations contractuelles entre les producteurs de lait et les laiteries en vue de mieux équilibrer l'offre et la demande sur le marché

  • Mesures possibles pour renforcer le pouvoir de négociation des producteurs de lait

  • Adéquation des instruments de marché existants

  • Transparence et information des consommateurs, questions de qualité, de santé et d'étiquetage

  • Innovation et recherche dans la perspective d'une amélioration de la compétitivité du secteur

  • Création éventuelle d'un marché à terme dans le secteur laitier

M me Fischer Boel a aussi exposé en détail aux ministres la dernière série de mesures à effet immédiat présentée au Parlement européen le 17 septembre dernier pour soutenir le secteur laitier. Il est proposé qu'à l'instar d'autres secteurs agricoles, le secteur laitier soit protégé par une clause applicable en cas de perturbation du marché, afin de lui permettre de réagir plus rapidement à l'avenir en pareilles circonstances. Les modifications apportées aux régimes de rachat des quotas par les États membres permettront de faire en sorte qu'un quota racheté qui est conservé dans la réserve nationale ne soit plus pris en compte dans le quota national lorsqu’il s’agit de déterminer si un prélèvement supplémentaire est dû. Dans le cas où le prélèvement supplémentaire se révèle nécessaire, la partie correspondant au quota racheté pourra être utilisée par les États membres à des fins de restructuration du secteur. La Commission devrait adopter dans les prochains jours les propositions législatives requises pour mettre ces idées en pratique.

Évolution récente du marché laitier

Les données les plus récentes indiquent une remontée des prix, non seulement de l'ensemble des produits laitiers, mais aussi du lait cru à la production. Le prix moyen du lait en juillet/août a été estimé à 25-26 cents/litre et selon de récentes informations provenant des grands transformateurs européens, une nouvelle augmentation de 1 à 2 cents aurait été enregistrée en septembre/octobre pour le prix à la livraison. Les prix spot du lait ont augmenté plus sensiblement encore depuis juin. Les prix des produits pouvant faire l'objet d'une intervention (beurre et lait écrémé en poudre) ont augmenté de 7 à 9 % en trois mois et se situent à présent bien au-dessus du niveau d'intervention.

Mesures prises antérieurement

La Commission prévoit d'affecter cette année jusqu'à 600 millions € à des mesures de soutien du marché. Le Conseil se prononcera le 19 octobre prochain sur la proposition de la Commission visant à prolonger la période d'intervention. Cette année, 70 % des paiements directs pourront être versés six semaines plus tôt que d'habitude (à partir du 16 octobre). Au titre de la réforme de la PAC de 2003, les paiements directs versés aux producteurs laitiers ont été majorés de 5 milliards € par an afin de compenser la diminution des prix d'intervention. Dans le cadre du bilan de santé et du plan pour la relance économique, 4,2 milliards € ont été débloqués pour répondre aux «nouveaux défis», notamment celui de la restructuration du secteur laitier. Ces fonds viennent s'ajouter à ceux déjà disponibles au titre de la politique de développement rural. La Commission a également renforcé le programme de distribution de lait dans les écoles en élargissant la gamme des produits et la classe d'âge des enfants bénéficiaires. Elle a également entamé un nouveau cycle de mesures de promotion pour les produits laitiers. La Commission prépare actuellement un rapport qui s'intéresse à la chaîne d'approvisionnement du secteur laitier et dont l'objectif est de renforcer la transparence et de déceler d'éventuels problèmes de concurrence. Ce rapport sera publié avant la fin de l'année et sera examiné par le groupe à haut niveau.


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Dernière lettre d'information des Fédérations Professionnelles UMP - janvier 2009
https://www.federationsump.org/horde/drupal/UserFiles/images/fedepro/FlashactuFede-Pro-Janvier-2009.pdf


Note "Clés ACTU" du gouvernement sur le bilan de santé de la PAC

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