Objectif Terres 2020: les nouvelles orientations agricoles françaises

Publié le par Vincent Jégou

PARIS, 19 fév 2009 (AFP) - Le plan "Objectif Terres 2020", présenté jeudi par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier, veut promouvoir un "nouveau modèle agricole français" fondé sur le développement durable avec pour objectif de "produire plus et produire mieux". Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, dont plusieurs ont déjà été annoncées, comme la réduction des pesticides et le développement de l'agriculture biologique. Il va bénéficier d'une partie des aides européennes qui constituent l'essentiel des fonds affectés en France aux agriculteurs et dont M. Barnier va dévoiler lundi la nouvelle redistribution. Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a aussi annoncé jeudi le déblocage d'une enveloppe de 300 millions en 2010, qui sera reconduite en 2011, pour moderniser l'agriculture en fonction de ces nouvelles priorités. Elaboré à partir des réflexions menées lors du Grenelle de l'environnement, ce plan, qui concerne aussi la forêt, entend relever cinq défis "majeurs". Il fixe comme objectifs une bonne utilisation de l'eau qui "se raréfie" ainsi que "la restauration du bon état écologique des eaux". Il demande aussi que l'agriculture "contribue à la richesse de la biodiversité et des paysages" et à la protection des sols. Enfin, il demande une meilleure maîtrise de l'énergie et une lutte plus efficace contre le réchauffement climatique. Pour y parvenir, le plan identifie cinq voies: la réduction de l'utilisation des pesticides, l'engagement de "chaque entreprise agricole" dans le développement durable, ainsi que le développement de l'agriculture biologique. Le plan souhaite aussi mettre "l'agronomie au centre de l'agriculture", autrement dit faciliter la recherche et l'innovation pour changer les pratiques agricoles. Enfin, il prône une concertation entre agriculteurs pour mettre en place des actions collectives en faveur de l'environnement. Ce plan fera l'objet d'un suivi au moyen d'indicateurs. Une instance nationale, qui reste à nommer, regroupera tous les partenaires et acteurs concernés, des agriculteurs aux organisations de défense de l'environnement, en passant par les instituts de recherche.
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