"Le Ministre de l'agriculture a souhaité ces assises pour alimenter la réflexion engagée en France dans le cadre du futur plan d'action européen de soutien à l'agro-alimentaire", annonce Louis Biannic de la Draf. Les représentants de l'industrie agro-alimentaire locale ont ainsi pu réagir autour de trois thèmes forts, et faire remonter des propositions concrètes sur l'attractivité des métiers, les relations commerciales entre producteurs et transformateurs, et enfin les nouvelles tendances de consommation.
1er secteur économique de la Bretagne
Philippe Rouault, délégué interministériel aux industries agro-alimentaires, qui participait à sa cinquième assise, constate que "les enjeux sont spécifiques à chaque région". "Notre secteur agro-alimentaire français est un atout pour notre économie, rappelle-t-il. Il produit 160 milliards € de chiffre d'affaires, emploie 560 000 personnes, et génère 9 milliards € d'excédent commercial". C'est même le premier secteur économique en Bretagne avec l'agriculture. Selon la direction régionale du commerce extérieur, les produits bretons ont fait une percée sur les marchés extérieurs, de +13% en un an.
Comment donc améliorer la compétitivité de ce secteur ? Déjà en commençant par "revaloriser l'image des métiers agricoles et agro-alimentaires", selon Gilles Bocabeille, PDG de Soreal, pour faire face au "manque cruel de personnel de niveaux Bac Pro et BTS dans les entreprises, et au déficit de jeunes en formation". La communication et le marketing social pourraient "changer la vision décalée dont les entreprises souffrent". La mise en place d'un contrat d'objectif territorial emploi formation a aussi été proposée.