Bruxelles refuse de revenir sur l'abandon des quotas
La Commission européenne a catégoriquement rejeté lundi toute idée de remise en cause de l'abandon graduel des quotas laitiers dans l'UE, malgré la chute des prix, critiquant les tentatives en ce sens de l'Allemagne, de pays d'Europe de l'Est ou de la France. "Arrêtons ces discussions purement politiques!", a déclaré la commissaire à l'Agriculture Mariann Fischer Boel lors d'une conférence de presse en marge d'une réunion des ministres européens de l'Agriculture à Bruxelles. "Je ne vais pas reculer" sur ce dossier, "je ne rouvrirai pas l'accord qui a été conclu" fin 2008 à ce sujet dans le cadre d'une réforme de la Politique agricole commune, "cela n'arrivera pas", a-t-elle averti. "Il s'agit d'une idée morte-née" qui "envoie des signaux totalement erronés aux agriculteurs" en leur donnant de faux espoirs alors qu'ils devraient plutôt s'adapter aux demandes du marché, plutôt que de parier sur un soutien artificiel des prix, a encore dénoncé la commissaire danoise. Plusieurs pays, dont l'Allemagne, la France, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, l'Autriche et la Lituanie, ont souhaité lundi lors de la réunion pouvoir rouvrir le débat sur l'augmentation graduelle des quotas laitiers jusqu'à leur disparition progressive à l'horizon 2014/2015. Ils redoutent que l'augmentation de la production qui en découlerait ne fasse chuter encore plus les prix laitiers en Europe, déjà très bas, au point que de nombreux exploitants disent craindre pour leur survie. Toutefois un maintien des quotas laitiers, mis en place en 1984 pour lutter contre la surproduction et soutenir les prix, paraît peu probable. Il faudrait l'unanimité des Etats de l'UE pour revenir sur leur suppression. Or, plusieurs pays comme les Pays-Bas, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne, militent pour une hausse des quotas afin d'ouvrir de nouveaux marchés à leurs producteurs.
source : AFP
source : AFP
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