Christophe Béchu, "porte parole des éleveurs"

Publié le par Vincent Jégou

Hier, à Thorigné-d'Anjou, près du Lion-d'Angers, sur une exploitation laitière, Christiane Lambert (à droite), présidente de la FDSEA, a questionné Christophe Béchu sur son rôle à venir au sein de la commission agricole du Parlement européen. À gauche, Paul Jeanneteau. En arrière plan, Joël Limouzin, président FRSEA des Pays de la Loire.


À Strasbourg, l'eurodéputé bataillera pour réguler les marchés. Il l'a dit, hier, à la FDSEA de Christiane Lambert.

Élu au Parlement européen, Christophe Béchu a choisi de siéger au sein de la commission agricole. Et, à l'entendre, ce n'est pas pour y faire de la figuration : « Je serai le porte-parole des 28 000 éleveurs de l'Ouest, a-t-il déclaré, hier, sur une ferme laitière au Lion-d'Angers, répondant à l'invitation de la FRSEA Ouest. Quelqu'un de motivé peut peser sur les décisions. »

Aujourd'hui, cette commission, forte de 46 eurodéputés, auditionne Mariann Fischer Boël, commissaire européenne à l'Agriculture, appelée à s'expliquer sur la politique laitière européenne. « Cette politique de démantèlement des outils de régulation est responsable de la chute des prix subie par les producteurs », ont déclaré Christiane Lambert, Joël Limouzin et Laurent Kerlir, les responsables syndicaux de Bretagne et des Pays de la Loire.

Le président du conseil général souscrit à cette analyse : « Je suis très critique vis-à-vis des décisions de la Commission européenne restée sourde au retournement de conjoncture, confie-t-il, à deux pas du robot de traite du Gaec Forestier (110 vaches, 660 000 litres de quotas laitiers, quatre associés, deux poulaillers...). Augmenter les quotas est un non sens. Il faut garder des quotas régulables et ajustables à la situation économique. »

Christophe Béchu montera aujourd'hui au créneau pour obtenir le ballon d'oxygène nécessaire à la survie des éleveurs : relèvement du plafond des aides d'urgence attribuées aux producteurs fragiles, réactivation des subventions européennes à l'export. Sur le long terme, il militera pour « une politique alimentaire commune, fondée sur la qualité et le principe de réciprocité : ceux qui voudront vendre leurs produits en Europe devront respecter les mêmes normes environnementales, sociales et sanitaires que les producteurs européens ».


Xavier BONNARDEL.
Ouest-France - mardi 01 septembre 2009
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