FNE et "livre noir de l'agriculture" : des initiatives parfaitement scandaleuses

Publié le par Vincent Jégou

L'UMP dénonce les propos outranciers et partisans tenus par madame Saporta dans un ouvrage intitulé "le livre noir de l'agriculture" qu'elle vient de commettre.

Elle y rassemble tout un tas de préjugés, d'idées préconçues et de contre-vérités étayés à coup de chiffres et de "soi-disant preuves", auxquels ont sait faire dire ce que l'on veut.

Quand à amalgamer les ravages de la malbouffe avec une dérive de l'agriculture, on ne peut tout de même pas reprocher son surpoids à un producteur laitier parce que l'on consomme trop de beurre ou de crème, à un fastfood parce que l'on y ingère trop de sodas ou de burgers, ni une dépendance à l'alcool à un viticulteur.

Nous trouvons particulièrement scandaleux, alors qu'une association (la FNE) lance une grande campagne calomnieuse à l'encontre des agriculteurs, cultivateurs et éleveurs français, à la veille du salon de l'agriculture, de lancer des polémiques volontairement alarmistes dans le but de déstabiliser à nouveau le secteur agro-alimentaire dont tout le monde peut s'accorder à dire que, même sans etre absolument parfait, il est l'un des meilleurs au monde.

S'il existe encore de nombreuses difficultés qui n'ont pas encore trouvé de solutions raisonnables et adaptées, à la fois à l'environnement et aux besoins des hommes, ce n'est certainement pas en stigmatisant les paysans que l'on arrivera à régler les problèmes.

Nous ne pouvons balayer d'un revers de main tous les efforts engagés par les agriculteurs de notre pays, même si, dans certains cas, ces efforts mettront plusieurs années avant d'avoir des effets visibles (comme pour les algues vertes, où l'on constate déjà une baisse de 20% des taux de nitrates grâce à la baisse des épandages du lisier et du couvert végétal).

Rappelons que l'agro alimentaire en Bretagne, ce sont 8 milliards d'euros de chiffre d'affaire, dont le tiers à l'export, 150 000 emplois directs et indirects pour notre région, et l'équivalent de 8 millions d'euros de chiffre d'affaire pour chaque commune.

C'est aussi la garantie de la diversité et de l'autosuffisance alimentaire qui permet aux français de manger quotidiennement des produits sains, testés, contrôlés et tracés.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article